Chroniques Théâtre de Québec Depuis le 28 février 1997 English
pub
Telegraphe de Quebec/ Guide Urbain Guide Urbain / Ville de Québec
bl
Agenda Sur Scène Google
bl
bl bl bl
bl Yolande Prémont
red

25 mai au 12 juin 2010
Carrefour international de théâtre
www.carrefourtheatre.qc.ca

red

Tragédies romaines
au Carrefour international de théâtre.


Dans le secret des dieux.
Comment maintenir l'intérêt du spectateur jusqu'à la finale sanglante d'une tragédie de Shakespeare ? Et comment réussir ce tour de force quand on lui en propose trois (Coriolan, Jules César, Antoine et Cléopâtre)? La réponse se trouve dans la relecture de Tragédies romaines, présentée au Carrefour international de théâtre. Un metteur en scène génial (Ivo Van Hove), des comédiens intenses (Le Toneelgroep Amsterdam), des traducteurs efficaces et bien sûr, des techniciens hors pair qui savent mettre au service de la production toutes les nouvelles technologies font de ce spectacle une réussite. Les créateurs poussent le défi encore plus loin en invitant les spectateurs sur la scène où ils peuvent se restaurer, consulter leurs courriels et surveiller de près le lobbying, les intrigues et les mises à mort. Les voici donc parachutés dans un Centre des congrès où sous la présence constante des caméras, ils pourront  croiser les Coriolan, César et Antoine, tous broyés par la machine politique.

Il est fort troublant de découvrir l'actualité du texte de Shakespeare. Ivo van Hove dit n'avoir coupé que les scènes de guerre (admirablement rendues par deux percussionnistes placés dans la fosse d'orchestre). Quoi ? La manipulation, la trahison et la violence seraient-elles encore de ce monde ? En effet, pendant qu'on complote pour assassiner César, des écrans reproduisent des images de l'ultime voyage de Kennedy à Dallas ; pendant qu'Antoine prononce  son oraison funèbre, c'est au tour d'Obama de discourir, embarrassé par l'héritage que lui ont laissé d'autres tribuns. Similitudes...

Malgré sa longueur, cette production offre des moments d'une rare intensité, par la pertinence du propos, par l'originalité de la forme, par l'intelligence de la mise en scène  et surtout par la remarquable performance des acteurs néerlandais.

Grandiose !

Yolande Prémont - Le Télégraphe de Québec

red

Ciels de Wajdi Mouawad
au Carrefour international de théâtre.


Double huis-clos.
Déroutante, cette représentation de Ciels sur la patinoire de l'arena Bardy. Les spectateurs sont invités à prendre place à l'intérieur d'un immense cube blanc où, avec 243 autres curieux, ils deviendront des statues de jardin, témoins de la déroute des personnages. L'action de Ciels se passe tout autour de la salle, sur quatre aires de jeu surélevées où s'agitent les membres d'une équipe internationale chargée de décrypter les messages des terroristes et surtout, de les empêcher de commettre l'irréparable. Mouawad nous propose ici un double huis-clos : celui des espions qui ne peuvent quitter leur cellule secrète tant que l'énigme n'aura pas été résolue et celui de la salle, bombardée de projections vidéos et sonores évoquant  le chaos créé  par l'homme du XXe siècle.

Ciels nous parle de guerre et de mort, mais aussi de la puissance des mots et de l'importance de l'art. Ciels nous parle de la relation père-fils et de la vengeance possible de tous les fils contre leurs pères responsables d'avoir permis tous les massacres du XXe siècle. Ciels nous parle enfin de cet aveuglement qui peut conduire le monde à sa perte.

Au sortir de ce huis-clos, ébranlé et touché par cette histoire et par sa forme, le spectateur se surprend à observer le ciel québecois pour l'instant sans nuages...

 Troublant Wajdi !

Yolande Prémont - Le Télégraphe de Québec

red

Belles-soeurs de Michel Trembaly
au Carrefour international de théâtre.


Des vies en cinémascope.
Nous connaissions Les Belles Soeurs en noir et blanc, les voici en cinémascope. Dirigées par René Richard Cyr (déchaîné !) et portées  par la musique de Daniel Bélanger  (très inspiré), les héroïnes de Michel Tremblay prennent  le contrôle de la scène et, symboliquement, celui de la cuisine de Germaine Lauzon.

Que de couleur ! Que de rythme ! Que de souffle !

Certes, dès la première chanson, on sent le drame imminent, mais ces soeurs, belles- soeurs et voisines nous font rire et nous attendrissent par des chansons qui leur collent à la peau. À tour de rôle, ces femmes, prisonnières de leur cuisine et de leur quotidien entreront dans la lumière pour venir y chanter leurs joies, leurs attentes, leurs rêves, leurs frustrations ou leurs regrets. Elles sont belles, elles sont drôles, elles ont fortes, elles sont attendrissantes, et ...quand elles entonnent leur ode au bingo... elles sont délirantes !

Entourant  Janine Sutto,  qui s'amuse à fond dans le rôle d'Olivine Dubuc, la distribution est irréprochable, les voix fort belles et les musiciens excellents. Même si elles chantent  « leur maudite vie plate » Germaine et ses invitées nous captivent jusqu'à la fin, jusqu'à la chute, jusqu'au rejet, jusqu'à ce que dans la cuisine et dans la salle retombe à nouveau...le silence.

Belles-Soeurs sera de retour à la salle Albert-Rousseau en janvier 2012 !

À voir et à revoir !
Yolande Prémont - Le Télégraphe de Québec

red

bl bl
sp red sp
red bl

VOTRE FENÊTRE INTERNET SUR QUÉBEC DEPUIS LE 28 FÉVRIER 1997  

ACCUEIL   TELEGRAMME   ARTS & CULTURE   SUR SCÈNE   SITES & ATTRAITS   BARS & PUBS   CAFÉS & BISTROTS   RESTAURANTS   BOUTIQUES   CALENDRIER   CROISIÈRES   ÉVÉNEMENTS   ESCAPADES   FONDS D'ÉCRAN   HÉBERGEMENT   INFO VOYAGEURS   JARDINS & PARCS   MEDIAS   PHOTOGRAPHIES   PLANS   QUARTIERS   VILLE DE QUÉBEC   SPORTS & PLEIN AIR   TOURS DE VILLE   TRANSPORTS   


Le Télégraphe de Québec n'assume pas la responsabilité du contenu des sites extérieurs
Photos : Maurice Chamberland © www.telegraphe.com - Ville de Québec, Québec, Canada
bl red